Mardi 3 février 2026, après un réveil beeeeeeaucoup trop tôt, direction la gare pour rejoindre Paris et participer au Cloud Native Days ! 🚆
Une fois arrivé sur place, la journée s’est enchaînée giga vite ! A peine le temps de prendre un café, que mes collègues Kaliop arrivent eux aussi.

Dans la foulée, je croise mes anciens collègues de WeScale. On en profite pour discuter un peu. Et puis baaaaaaah c’est déjà l’heure keynote d’ouverture !
Dans cet article et comme à mon habitude, je vous propose un retour sur cette journée, sur les talks que j’ai pu voir !

Keynote d’ouverture Cloud Native Days France 2026
La journée a clairement commencée foooooort avec une keynote d’ouverture bien garnie. Dès 9h, la salle était bien remplie pour une session animée par Jérôme Petazzoni, figure bien connue de l’écosystème kube.
Jérôme a posé le décor dès les premières minutes en abordant les sujets souveraineté et open source. Un rappel important d’ailleurs, utiliser de l’open source, c’est bien, mais contribuer, c’est mieux ! Que ce soit par du code, de la documentation ou simplement de l’entraide dans la communauté.
La suite de la keynote nous a emmenés très loin de nos clusters habituels, avec l’intervention de Ricardo Rocha. Le responsable de l’infrastructure au CERN a présenté une infrastructure à base de kube pensée pour optimiser les GPU, les pipelines MLOps pour de l’inférence IA en temps réel. Clairement, j’ai pas tout tout compris mdr. Mais preuve, que Kubernetes peut réellement servir à tous les usages !
On enchaîne sur le retour d’expérience de la DINUM et de la DGFIP. On y apprend notamment que deux clouds internes basés sur OpenStack sont aujourd’hui utilisés à 95 % par le ministère de l’Intérieur et la DGFIP. C’est toujours cool, je trouve de voir les choix technologiques et l’envers du décor des outils qui font tourner la fonction publique. Gros focus également sur l’indépendance technologique grâce à l’open source, avec notamment Kubo, une future distribution Kubernetes sous licence Apache 2.0, labellisée CNCF. Le tout s’appuie sur un écosystème lui aussi opensource.
Jean-Baptiste Kempf (VLC, Scaleway) est ensuite monté sur scène avec une phrase que je retiens :
« Aujourd’hui, le cloud souverain en France, c’est possible sans compromis. »
La table ronde qui a suivi a permis de prendre un peu de hauteur. Le message principal, ne pas se focaliser uniquement sur la technique, mais aussi sur les skills. Savoir gérer une production en haute dispo, comprendre les enjeux opérationnels et surtout favoriser un bon onboarding en allant parler aux autres équipes. Il y avait aussi le sujet de la documentation. En faire, oui. Mais surtout, la maintenir à jour. Merci aux 4 intervenants (Shérine Khoury, Laurent Bernaille, Denis Germain, Victor Boissière, Sébastien Blanc) !
J’ai tout de même trouvé la keynote un peu longue. 1h30, avec beaucoup d’intervenants différent, ça commence à tirer. Mais ça reste une très belle entrée en matière pour lancer cette journée de conférences ! D’aillereus, direction la premiere conf’
Stop the Fight : doper et unifier HPA, VPA et KEDA avec des métriques avancées
Nicolas Vermande est parti d’un constat simple, HPA scale horizontalement, VPA ajuste les ressources, KEDA réagit aux queues ou events… et quand tout ça est activé en même temps, on se retrouve souvent avec un fight d’autoscalers mdr mais surtout des ressources gaspillées et des clusters instables.
On a eu le droit à une démo participative autour d’une application de meme generator. Le but était de générer de la charge en temps réel et d’observer le comportement des autoscalers via un dashboard Grafana. On n’était malheureusement pas assez nombreux pour faire réellement exploser le scaling 😅 (Nicolas avait tout prévu, il avait une video haha).
Sur la seconde partie, on est entré dans des explications plus mathématiques pour expliquer comment unifier les décisions de scaling. Je dois avouer que c’est à ce moment-là que je me suis un peu (completement??) perdu… mais je pense avoir capté le message,
Activer toutes les techniques de scaling en même temps est giga contre-productif.
La bonne approche consiste plutôt à utiliser HPA ou KEDA pour gérer le nombre de replicas, utiliser VPA uniquement pour le sizing des pods et surtout éviter que plusieurs contrôleurs prennent des décisions concurrentes sur la même chose.
Le jour où nous avons cassé Kubernetes… et comment nous l’avons réparé
Aller, un petit saut dans le temps on se retrouve après la pause dej’

Pile pour la digestion, direction la salle Debussy pour un retour d’expérience présenté par Christophe Jauffret, Principal Solutions Architect chez Nutanix.
Christophe raconte comment un test de charge a déclenché une véritable réaction en chaîne. Des composants qui tombent, des métriques qui disparaissent, et une perte de visibilité… Un point qui est revenu tout au long de la session, le monitoring doit être présent partout. Pas seulement sur les workloads applicatifs, mais aussi sur l’infrastructure, le control plane, les composants réseau… bref, sur tout ce qui participe au fonctionnement du cluster.
Christophe a également présenté leur stack basée sur VictoriaMetrics et VictoriaLogs, pensée pour tenir la charge à grande échelle.
Ce que je retiens de ce talk, c’est qu’avant même de parler d’optimisation ou de performance, il faut être capable de voir, comprendre et corréler ce qui se passe. Ensuite, viennent les optimisations d’infrastructure.
Un retour d’expérience très sympa meme si l’on a pas tous des clusters de 1 000 nœuds 😂
SRE sous pression : santé mentale, charge invisible et fatigue du “héros de la prod”
À 15h15, changement total d’ambiance en salle Dumas. Cette fois, pas de Kube. Un talk porté sur l’humain avec Luckas Bosch, SRE.
Dès le début, Luckas nous fait prendre conscience qu’un incident est bruyant, immédiat, visible et que la prévention, elle, est silencieuse… donc souvent invisible.
J’ai également noté cette phrase importante (selon moi) :
« On mesure très bien ce qui casse. On mesure très mal ceux qui s’usent. »
Luckas a parlé de la pression constante, de la charge mentale et du fameux « héros » qui intervient toujours quand ça va pas, souvent au détriment de lui-même d’ailleurs.
Et là, on met le doigt sur un point giga important. On est souvent face à un système qui valorise ceux qui éteignent les incendies et beaucoup moins ceux qui font en sorte qu’ils n’arrivent pas.
Ce talk nous rappelle une chose, notre métier est certes très technique, mais il repose avant tout sur des humains. Sans humains, pas de technique, pas de technique pas de … (vous l’avez ?? 🏯)
Sans attention portée à ceux qui opèrent les systèmes, même la meilleure infrastructure finira par tomber.
Un talk qui fait du bien et qui mérite clairement d’être entendu bien au-delà des équipes SRE !
REX Winamax – De zéro à des milliards de traces : le tracing distribué à grande échelle
Pour clôturer la journée, rien de mieux qu’un REX de Winamax, présenté par Anthony Maffert (Developer Advocate) et Nicolas Fidel (SRE).
La problématique ? comment debug efficacement plus de 700 microservices dans un environnement à très fort trafic, avec une multitude d’API?
La solution, le tracing distribué pour suivre le parcours complet d’une requête à travers les services, et rendre visibles des comportements impossibles à détecter avec juste des logs ou des métriques.
En raison de fortes contraintes liées aux données utilisateurs, les solutions SaaS ont été écartées. Winamax a donc basé sa solution sur l’open source. On va retrouverOpenTelemetry Collector pour l’ingestion, Quickwit comme moteur d’indexation et de stockage des traces puis la visualisation via Jaeger et Grafana.
Ils nous ont ensuite expliqué le choix de Quickwit. Moteur orienté documents, système de traces intégré, bonne performance et une architecture adaptée aux très gros volumes.
Un talk incroyable, qui montre l’importance des traces pour des troubleshooting. Un immense bravo aux équipes Winamax pour ce travail et pour le partage.
Conclusion
Journée clairement épuisante, mais très cool!
Un grand bravo aux organisateurs pour la qualité de l’événement. Que ce soit la programmation ou le lieu, c’était top.
Vivement la prochaine édition… et qui sait, en espérant cette fois être de l’autre côté de la scène 🤞
Je remercie encore une fois de plus mon employeur, Kaliop de m’avoir permis de me rendre à cette journee ! 🙏
